Fidèle lecteur omnilogiste, vous est-il déjà arrivé de « rentrer à l'œil » dans une salle de spectacle, et donc sans avoir à acquitter le prix d'entrée ? Peut-être… Mais alors, savez-vous d'où vient cette expression(1) ?
L'œil est l'organe « qui voit tout, démasque tout, pénètre partout ». Un logo représentant cet organe était choisi par une célèbre agence de détectives privés américaine, la Pinkerton.
Au tout début du XXe siècle, les policiers de la Brigade Mondaine parisienne, chargée de la lutte contre le proxénétisme, la surveillance des maisons closes et des « cabarets » – où l'alcool n'est pas le seul bien à être mis à disposition de la clientèle – adoptent ce logo, tout éblouis de l'aura d'Outre-Atlantique.
Ils portent donc ce symbole au revers de leur col de veston(2) et exhibent celui-ci pour entrer sans payer dans les établissements contrôlés. On disait alors qu'ils entraient à l'œil.
Par extension au fil du temps, on dira « obtenir à l'œil » ce qui n'est pas acheté.
Pour les amateurs de boîtes de nuit, bien noter que cela ne fonctionne plus de nos jours !
(1) ↑ Aucun doute de fait : vous savez déjà que sur ce site, on trouve réponse à toutes les questions ; même celles que l'on ne s'était jamais posées.
(2) ↑ Serait-ce là l'origine du « pins », ou épinglette, qui fut tant à la mode il y a quelques années ?
Nicolas Bourbaki est un mathématicien assez particulier. Outre le fait que les mathématiciens semblent tous, de près ou de loin, assez particuliers, celui-ci est un particulier parmi les particuliers : en effet, il n'existe pas. Alors, fin de l'article ? Et non ! L'histoire ne s'arrête pas là !
Tout le monde connaît le principe de l'arbre généalogique.
Prenons un couple, par exemple Pépin le Bref et Berthe aux grands pieds, unis au temps passé.
De leur union naquirent des enfants, dont Charlemagne, qui à leur tour s'unirent et eurent des enfants qui à leur tour… On construit ainsi un superbe arbre généalogique des descendants ! Et la descendance de Pépin et Berthe augmente, augmente sur le papier… Dans la vie, les descendants vivants à une même époque sont moins nombreux : sans être cynique, il y des décès qui compensent les naissances. Les recherches dans les registres paroissiaux puis d'état civil aux archives sont ardues, mais possibles et vous feront voyager : la descendance de Pépin et Berthe s'est éparpillée un peu partout…
Il était une fois deux frères jumeaux.
Fils de la vestale Rhéa Silvia (fille du roi de la ville d'Albe la Longue) et du dieu Mars, ils devaient être jetés dans le Tibre suite au détrônement de leur grand-père le roi d'Albe par son frère.